Nous sommes au septième étage du palais des congrès de Montréal. La vue sur la ville et sur le pont Jacques-Cartier est imprenable. Des dizaines d’étudiants sont plongés dans d’intenses discussions. Des montagnes de croquis s’accumulent sur les tables et le plancher à côté de nombreux verres de café en carton, signe que les nuits sont courtes. Ici et là, des messages de motivation en anglais, en français, en japonais et en italien: «Le sommeil est pour les faibles!» «Simplifiez!» «Think big, design small!» Bienvenue à l’atelier de design urbain WAT_UNESCO!
Depuis 2003, ce «workshop_ atelier/terrain» a lieu tous les ans dans une ville différente à l’initiative de la Chaire UNESCO en paysage et environnement de l’Université de Montréal (CUPEUM). Cette année, la métropole accueillait 48 étudiants ainsi que 12 experts et 12 professeurs d’Amérique du Nord, d’Europe, du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Asie. Pendant 10 jours, ils ont mélangé leurs cultures et leurs expertises pour produire 12 visions d’aménagement de l’entrée de ville de l’autoroute 20.
Au terme de cet exercice, quatre propositions ont été retenues par un jury international. Les résultats ont été annoncés le 2 décembre en présence de nombreux dignitaires de la Ville de Montréal, de l’UNESCO, d’ONU-Habitat, du gouvernement du Québec et des représentants des corps consulaires de chaque pays participant.
Le WAT_UNESCO s’est arrimé au concours international d’idées YUL-MTL: paysages en mouvement, qui vise à élaborer des projets d’aménagement pour le corridor de 17 km reliant l’aéroport Montréal-Trudeau au centre-ville.
«Les deux se complètent bien, croit Philippe Poullaouec-Gonidec, titulaire de la CUPEUM et organisateur de l’atelier. Les participants du YUL-MTL ont offert une approche macroterritoriale tandis que les étudiants se sont concentrés sur le même espace à une échelle micro.» Toutes ces idées nourriront la réflexion de la table de travail sur l’entrée de ville, qui regroupe plus de 15 organismes publics et privés.
Le WAT s’inscrit dans la programmation des célébrations des cinq ans de la désignation de Montréal comme ville UNESCO de design. «Ce titre fait référence à la concentration de talents humains que recèle notre ville. Le WAT s’insère bien dans ce mouvement, puisque nous y favorisons l’émergence de la relève. Dans quelques mois, ces étudiants seront sur le marché du travail et le WAT constitue un formidable tremplin pour leur carrière», conclut M. Poullaouec-Gonidec.
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